Le Phare de Verzenay

L’automne a paré les plaines champenoises de ses plus belles couleurs et nous invite à sortir des sentiers battus. Si, par mégarde, un jour, vous dépassez les frontières rémoises et apercevez au loin un phare, pas d’inquiétudes, vous ne vous êtes pas égarés jusqu’à Rouen, la mer est encore loin. 
Vous êtes à Verzenay et le phare érigé devant vous n’est autre qu’une campagne publicitaire vieille de cent ans. 

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C’est en 1909 que Joseph Goulet a l’idée lumineuse de promouvoir sa maison de champagne en éclairant tout le vignoble jusqu’à Reims. Il décide de faire construire un phare haut de 25 mètres dont le halo de lampe est perceptible depuis le centre-ville. Comme un signal visuel, les Rémois commencent à fréquenter les lieux. L’engouement est tel que le phare finit même par devenir le lieu incontournable, le centre névralgique de la vie rémoise. S’y installent un restaurant, une guinguette et même un théâtre. Une gare fut même construite pour mieux desservir le site très fréquenté. Dans les années vingt, c’est au phare de Verzenay que l’on se donne rendez-vous, que l’on vient se réunir après une journée de travail, que l’on danse et que l’on rencontre même parfois l’amour de sa vie…


Jusqu’à la veille du conflit mondial, le phare de Verzenay rayonne moins par sa lampe que par les foules qu’il déchaine. 

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Des années folles aux années quatre-vingt, si les bâtiments annexes n’ont pas survécu à la déferle de la seconde guerre mondiale, le phare a, lui, su tenir la barre. Il n’a pas été détruit, mais l’essaim social qui l’accompagnait a cessé de bourdonner.
Après avoir été laissé à l’abandon pendant de nombreuses années, c’est en 1987 que la commune de Verzenay compte redonner quelques couleurs à son phare. Si bien que depuis 1999, vous pouvez embarquer pour une excursion au cœur de la vie viticole de la région puisque le phare abrite l’éco-musée de la vigne. Un espace regorgeant d’un patrimoine fort, comme peuvent en témoigner les commentaires truffés d’anecdotes de la visite captivante qu’il est possible de faire du musée. Pour les plus endurants et ceux qui ne craignent pas le vertige, il est possible de gravir les 101 marches du phare pour profiter d’un belvédère à 360° sur les plaines viticoles champenoises et profiter du camaïeu automnal. La visite du phare n’a de cesse d’éveiller les sens puisqu’elle se clôture par une dégustation de champagne. 

Au-delà de la visite, le site ne perd pas sa force fédératrice d’antan, le phare est désormais un espace privatisable pour des événements personnels, y sont installées des cabanes de plage et un bar à champagne. Comme cent ans en arrière, le phare réunit un autour de la vue imprenable qu’il a sur la mer de vigne. 

Victor Hugo écrivait « Le génie est le phare », Verzenay l’a bien compris 

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