Le canal de l’Aisne à la Marne

Alors que les feuilles rougissent et tombent, que les oiseaux migrent vers le sud, un autre paysage se présente à nous à l’heure de la rosée. Des nuages d’eaux en pleine ville, fruit d’une alliance du brouillard et de l’eau viennent parsemer de rêveries la cité des Sacres. Le soir, au coucher de l’astre du jour, si la chance a sonné à votre porte, le reflet dans l’eau d’un ciel au couleur d’automne vous offrira une attraction d’un romantisme sans fin.

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Ce spectacle se déroule sur notre cher canal, qui, dans un monde où la complexité est la norme, est lui sobrement appelé « Le canal de Reims ». Ou plus exactement, devrais-je dire « Le canal de l’Aisne à la Marne ». En effet, l’impression d’infinité de l’eau à travers la ville est en réalité un fait avéré, puisque le canal relie Condé-sur-Marne – un petit village à quelques encablures de Châlons-en-Champagne – à Berry-au-Bac, commune qui se situe dans l’Aisne. 

C’est en 1841 que commence les travaux de cette faramineuse construction, reprenant une idée de Napoléon 1er trente-sept ans auparavant. Vingt-cinq longues années plus tard, et un travail titanesque, la Seine Rémoise était née. Petit à petit agrandi et aménagé, notamment à la suite des bombardements de la ville lors du premier conflit mondial, le canal s’étend aujourd’hui sur plus de 58 kilomètres, ce qui est largement suffisant si des envies marathoniennes vous prennent.

Lieu où l’on se promène, déambule et flâne, le canal est l’endroit idéal pour admirer le charme champenois, que l’on se situe à l’intérieur ou hors des frontières de la ville champagne. Le canal a été aménagé afin d’offrir un espace de verdure pour tous sur 17 kilomètres à travers la ville : c’est la Coulée Verte. Pour les plus sportifs, les rives de cette dernière sont l’endroit idéal pour courir ou faire du cyclisme. Si l’accélération du cœur est pour vous synonyme d’eau, le kayak, le paddle, l’aviron et d’autres activités maritimes existent, vous permettant d’être transportés en mer le temps d’un effort. Enfin, si admirer le passage des nombreux bateaux et péniches depuis la terre vous en donne l’envie, visiter la ville sur l’eau est un moyen de définitivement tomber sous le charme d’une fourmilière de paysages et de cultures. 

Emma Andiyevska, artiste ukrainienne, écrivait « La tristesse vient de l’eau ». Nous devrions l’inviter à Reims. 

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